Nelson Veras : au sommet d’un art unique
Par Guillaume Lagrée – bscnews.fr / Lectrices avisées, lecteurs attentifs, sachez que cet album, comme un texte sacré, comporte plusieurs degrés de lecture et d’interprétation. D’abord, R/B ne signifie pas Rhythm and blues ni R&B cette cochonnerie industrielle dont les vedettes actuelles n’auraient pas été retenues comme standardistes chez Chess Records dans les années 1950. Cela signifie Rouge sur Blanc (n°2), une composition de Nelson Veras (myspace de l’artiste) qui n’est ni Suisse, ni Polonais, ni Savoyard, ni Norvégien, mais Brésilien. Est-il stendhalien? Il faudrait le lui demander. Ensuite cette musique est d’apparence douce et aisée à écouter. D’apparence seulement. Si vous y prêtez attention, les morceaux sont d’une complexité rythmique hallucinante doublée d’une lisibilité pour l’auditeur stupéfiante.
Après un album en solo, Nelson Veras a choisi deux accompagnateurs à sa démesure. Ce qui se passe entre lui entre le batteur Stéphane Galland défie l’entendement. Heureusement, le contrebassiste Thomas Morgan est là pour offrir un point d’ancrage, de repère à l’auditeur qui ne serait ni poète, ni …
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